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L'Existence
Denys-Louis Colovski: je ne sais pas si tu frisais tes moustaches au fer à friser ou si, naturellement, leurs pointes pointaient vers le haut, je ne sais pas si, naturellement, tu pensais que l’amour était le début de l’art ou s’il t’a fallu atteindre un degré de sagesse avant de le penser, nous ne nous sommes jamais croisés, nous ne nous sommes jamais parlé, tes mots pourtant résonnent, tes mots pourtant font sens…
Vincent Tholomé
Denys-Louis Colaux
pour
S’il fallait croire
Nous n’avons pas pu tenir la promesse formulée quelques temps avant ton départ de relire ensemble Le loup de steppes de Hesse.
Notre vie devait rester en compagnie et sous la sauvegarde des livres, ensemble, dans une proximité étroite et amoureuse, dans une lecture partagée, intense et troublante, nous nous rapprochons l’un de l’autre et le territoire de la parole et de la pensée s’ouvrait à nous, intime et bouillant comme un temps d’aventure et d’exaltation.
Cela faisait partie de notre lien et d’une aptitude commune à échanger dans l’intelligence et le rire, le sarcasme, l’ironie, le feu des mots et du style.
Suzy Cohen
Denys-Louis Colaux
pour
Une journée d’amitié tranquille
Le 18 février 2020, j’ai écrit à Rio pour lui demander s’il était disponible afin qu’on se voie le lendemain, à Amay. Comme nous avons coutume de le faire de temps en temps. Il m’a répondu que c’était possible et il a ajouté: “Dans l’espoir qu’il fasse beau comme ces jours-ci, quelle merveille cette lumière! et nous pourrons parler de tous nos projets et tutti quanti. Caro Amico, un grande abbraccio.”
Francesco Pittau
Rio Di Maria
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Au revoir, Irène
Ce midi, on a dit au revoir à Irène mais on s'est surtout promis de se revoir longtemps en son honneur. C'était triste, mais c'était tellement plus que ça. Être à sa hauteur n’était pas une mince affaire. Merci à Julie, Florence, Rosine et Croque Madame d’y être parvenues!
Ce midi, en ayant l’occasion de lui dire ceci, j’ai découvert qu’on pouvait être en même temps très triste et très fier.
Edgar Szoc
Irène Kaufer
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Des titres éblouissants
J’ai d’abord connu Francis à travers ses romans dont les titres m’éblouissaient: Choses qu’on dit la nuit entre deux villes, Mémoires d’un ange maladroit, Les Agrandissements du ciel en bleu, La Longue promenade avec un cheval mort… Ces titres sublimes invitaient à la lecture et révélaient un art du roman propre à Francis Dannemark, fait de séquences courtes qui sont comme des clichés polaroïd substituant au récit des atmosphères ou des fragments musicaux. On a souvent cité la petite musique de ses romans, proche du jazz qu’il affectionnait.
Jean-Luc Outers
Francis Dannemark
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Une anabase existentielle et spirituelle
Litanies: le voyage du paralytique, voici le titre du dernier opus en date publié par Jacques Crickillon. On y perçoit le désenchantement grinçant qui anime le poète face à l’ensevelissement dans le veule d’un monde en perdition, un des thèmes majeurs, avec celui de l’amour, d’une œuvre parmi les plus hautes, spirituellement parlant, mais aussi d’un brûlant lyrisme, élaborée sans faille depuis la publication en 1968 de La Défendue.
Eric Brogniet
Jacques Crickillon
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Amoral Moreau : les mots du désir, le corps du délire
Foisonnante et éblouissante, l’écriture de Marcel Moreau invite à penser et éprouver le débordement de tout ce qui régule l’ordre établi. Cette subversion de l’ordre établi constitue un objet de discours en soi dans l’œuvre de l’écrivain originaire de Boussu, comme dans Julie ou la dissolution, ou encore Bannière de bave, romans dans lesquels les rouages de l’ordre social, toujours trop moral, trop souvent bien-pensant et sclérosant pour le corps et l’esprit, vont se dérégler jusqu’à un dévergondage généralisé.
Raphaëlle Hérout
Marcel Moreau
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Il faut reboiser l’âme humaine
Nous venons d’emménager dans le jardin du presbytère de Bauvechain. C’est l’histoire d’un mois ou deux, le temps de se refaire. Maman a déroulé ses tapis élimés sur la terre humide. Nous frôlons le tout confort : une cuisinière au gaz, un évier, un canapé et même un écran de télévision, le tout protégé par une bâche de chapiteau. Quand il pleut, on ne s’entend pas parler.
Le prêtre du presbytère vient boire des bières le soir, il se sent seul. Il aime les films d’action. Je me dis que quand il est parmi nous, Dieu ne doit pas être loin, ça me rassure. Mon frère rampe dans l’herbe avec sa couche, ma petite sœur tient à peine debout. On entend rugir les avions de la base militaire d’à côté.
Daphné Tamage
Julos Beaucarne
pour
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