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Contributions

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Un au-revoir

C’est la première et dernière fois, en quinze ans d’amitié, que je t’appelle par ton vrai prénom, ce doit être une circonstance exceptionnelle. Je ne suis pas présent aujourd’hui, j’ai donc confié la lourde tâche à notre amie, la belle Aurélie, de lire ce petit message.

Alain De Grauw

Henri Vernes

pour

Ondes mélancoliques de choc

On ne chemine pas impunément avec Guillaume Apollinaire. Certes il est toujours possible de s’en remettre à la seule culture, ce qui, plus ou moins fade simulacre, ne saurait par essence convenir à la poésie. Tant cette dernière se refusera toujours à considérer le verbe d’un côté et la chair de l’autre. Le poète d’une seule pièce étant animal incurable de transcendance.

Jehan Van Langenhoven

Franck Balandier

pour

Quelques lignes égarées…

Daniel Fano! Je lui dois mon premier article. Du temps de ma préhistoire, quand je jouais les scénaristes au côté de jeunes graphistes d’avant-garde, au cœur d’un magazine qui n’aurait jamais qu’un seul numéro. Daniel Fano! Il travaillait alors comme critique au Ligueur et allait consacrer en juin 1990 un long et superbe texte à des débutants inconnus et balbutiants: trois colonnes, qui disent beaucoup sur l’homme (son ouverture d’esprit) et sur l’écrivain (la critique peut être un art et participer d’une œuvre littéraire si elle est menée avec un supplément d’âme et d’engagement).

Philippe Remy-Wilkin

Daniel Fano

pour

Flèche astrale en faveur du Totem

Le Totem est un mât central dont les figures symboliques, sur plusieurs niveaux, traduisent les multiples relations humaines avec le Grand Tout. Tellurique et cosmique, ce mât reliant terre et ciel parle. Son langage traverse tous les étages, dont chacun dispose de son propre idiome, qu’il revient au Totem de réunir dans une unité supérieure de signification.

Anatole Atlas

Jacques De Decker

pour

Anciens speculoos

Je n’ai pas connu Daniel Fano. C’est du moins ce que je réponds à Daniel Simon qui m’interroge à ce sujet. Et pourtant, j’avais bien aimé L’intercepteur de fantômes, car il me rappelait une époque que j’avais pleinement vécu. Et pourtant… j’ai dû le rencontrer, sans le savoir, à l’une ou l’autre occasion, vu le nombre de nos connaissances communes.

Guy Stuckens

Daniel Fano

pour

Visite et rencontre

C’est un bien étrange lieu de rencontre une sépulture, n’est-ce pas? Moi qui ne t’ai pas lu, qui ne sais de toi que ce que ton ami Otto m’a laissé transparaître. Ce jour-là j’étais sa messagère.

Delphine Arnould-Balandier

Marcel Moreau

pour

Havoun Havoun: chant de résurrection

Havoun havoun, chant de résurrection, écrit par Grégoire de Narek vers 970. Interprété au violoncelle par Paruyr Shahazizyan en hommage à Michel Host.

Paruyr Shahazizyan

Michel Host

pour

Je te parlerai de mon pays Belgik

Oui, Julos, tel les poètes musiciens de l’ère médiévale, tu allais, troubadour, par villes de Belgique, de France et bien au-delà. Allègre chevelu, sourire des yeux autant que des lèvres, longtemps vêtu d’un lainage arc-en-ciel, la voix ronde qui contait si bien, c’est indéniable: tes chansons courent encore dans les rues.

Colette Nys-Mazure

Julos Beaucarne

pour

Réveiller le regard

Dans un livre qu’il a consacré à Magritte (Magritte; Paris: P.O.L., 1998) Bernard Noël s’est penché plus particulièrement sur “Les vacances de Hegel”, un tableau que le génial peintre peignit en 1958. À travers cette brève étude, le poète s’est attaché à énumérer les caractéristiques d’une peinture susceptible de nous faire prendre conscience de la dissimulation foncière de l’être, d’unir en un seul plan la vision et la pensée, de dévoiler la face cachée de la réalité voire l’inadéquation de l’image au réel.

Pierre Schroven

Rio Di Maria

pour

Main plat posée sur la palpitation

Marcel Moreau… une mort annoncée pour celles et ceux qui étaient informés de son état de santé… Mais la mandale tout d’même! Moreau le géant! Moreau le terril! Cheval de halage et écume des robes! L’indestructible, traversé des lueurs baroques des hauts-fourneaux, de cette langue tout entière tendue par le grondement et l’orgasme lorsqu’elle se libère! Mais Marcel, mis à terre, en terre, par la mort! C’est là qu’on aurait dû comprendre que quelque chose se préparait… que ça sentait le souffre… que l’atterrissage ne se ferait pas en douceur.

Otto Ganz

Marcel Moreau

pour

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