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Contributions

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Je te parlerai de mon pays Belgik

Oui, Julos, tel les poètes musiciens de l’ère médiévale, tu allais, troubadour, par villes de Belgique, de France et bien au-delà. Allègre chevelu, sourire des yeux autant que des lèvres, longtemps vêtu d’un lainage arc-en-ciel, la voix ronde qui contait si bien, c’est indéniable: tes chansons courent encore dans les rues.

Colette Nys-Mazure

Julos Beaucarne

pour

Réveiller le regard

Dans un livre qu’il a consacré à Magritte (Magritte; Paris: P.O.L., 1998) Bernard Noël s’est penché plus particulièrement sur “Les vacances de Hegel”, un tableau que le génial peintre peignit en 1958. À travers cette brève étude, le poète s’est attaché à énumérer les caractéristiques d’une peinture susceptible de nous faire prendre conscience de la dissimulation foncière de l’être, d’unir en un seul plan la vision et la pensée, de dévoiler la face cachée de la réalité voire l’inadéquation de l’image au réel.

Pierre Schroven

Rio Di Maria

pour

Main plat posée sur la palpitation

Marcel Moreau… une mort annoncée pour celles et ceux qui étaient informés de son état de santé… Mais la mandale tout d’même! Moreau le géant! Moreau le terril! Cheval de halage et écume des robes! L’indestructible, traversé des lueurs baroques des hauts-fourneaux, de cette langue tout entière tendue par le grondement et l’orgasme lorsqu’elle se libère! Mais Marcel, mis à terre, en terre, par la mort! C’est là qu’on aurait dû comprendre que quelque chose se préparait… que ça sentait le souffre… que l’atterrissage ne se ferait pas en douceur.

Otto Ganz

Marcel Moreau

pour

La ronde du souvenir

Ce 12 avril. Il y a trois ans. Jacques De Decker, écrivain, critique, traducteur et infatigable animateur des lettres belges s’en est allé, laissant orphelins la plupart de ceux qui avaient eu le privilège de le connaître. Ce jour-là, d’avril 2020.

Marianne Sluzny

Jacques De Decker

pour

Du rôle fondamental de la passerelle

J’ai rencontré Henri Vernes et Bob Morane très tôt et par le plus grand des hasards. Quel âge pouvais-je avoir quand j’ai commencé à découper l’adaptation en bandes dessinées des Masques de soie, réalisée à la demande du magazine Femmes d’aujourd’hui? Moins de dix ans. J’ai conservé ces pages, qui ne mentionnent aucune date mais laissent filtrer l’un ou l’autre indice. Le numéro 1118 permet de situer l’aventure dans les dernières salves prépubliées par le magazine féminin. Or, à scruter Wikipédia, elles se seraient étalées entre 1962 et 1967.

Philippe Remy-Wilkin

Henri Vernes

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Le reufré de la gamberge

Godinne, Vallée Mosane. Il y a près de quarante piges. Je rencontre Denys. Il a 6 ou 7 ans de plus que moi. Le bougre a de la prestance, des tifs interminables, de la classe. Une ironie costaude. Une bicoque remplie de babillards, de plaquettes de poésie, de revues, de bouillons confidentiels et de meubles démantibulés. Une nana, Louise. Deux mômes: Nora et Justin. Mathilde et Nelly s’amèneront un poil plus tard.

Sandro Baguet

Denys-Louis Colaux

pour

Un souvenir primesautier

Ce souvenir précis date d’il y a une quinzaine d’années. En compagnie de jeunes adolescents, emmenés par Alix, une collègue prof d’histoire, nous quittons la gare Centrale pour visiter le cœur de Bruxelles.

Françoise Lison

Jacques De Decker

pour

Un certain sourire

J’ai eu cette chance — d’autres parleront de malchance en se remémorant l’hécatombe qui justifie ce Liber Amicorum — d’entrer en littérature dans les années 1990, époque florissante d’écrivains d’une génération plus âgée que moi et qui, pour la plupart, constituent désormais une histoire de la littérature belge.

Otto Ganz

Jacques De Decker

pour

Vignette normande

Les mots! On croit les savoir, mieux, les connaître. En faire usage, bon ou mauvais. On pense qu’ils sont là pour nous aider à penser, à dire… à vivre. Et puis vient le moment où l’on a besoin d’eux, vraiment, intensément! C’est alors qu’ils se dérobent, se détournent de notre langue, la “vernaculaire”, celle que de tout temps nous avons employée pour parler avec lui, ne nous sert qu’à peine pour parler de lui, l’ami. Nos mots nous échappent pour lui dire le plus simple, l’essentiel, tout ce que nous pensions avoir le temps de lui dire. Car on n’imagine jamais le silence, celui qui nous laisse sans voix, parce que nous le nommons simplement, soudainement, d’un autre vocable.

Jean-Claude Tardif

Werner Lambersy

pour

L’Existence

Werner Lamberski: le 7 novembre 96, à table, dans une brasserie parisienne, pas loin de ton lieu de travail, tu as presque dit: “un jour, peut-être, mon art saura ce que savent les chats, les poissons rouges et le thé vert du Sechuan”, le 15 janvier, même année, au réveil, ta chevelure blanche ébouriffée, ta barbe blanche disloquée, tu as dit que toi, toi toi, tu te méfiais de la pensée

Vincent Tholomé

Werner Lambersy

pour

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